31.03.2007

Shopping au masculin

medium_Converses2.jpgSi je fais les boutiques pratiquement un samedi sur deux depuis quelques temps, mon homme, lui, se limite à une fois par an environ et encore… Au grand maximum ! Alors, quel événement hier soir lorsqu’il m’a annoncé qu’il fallait absolument qu’il aille en ville samedi matin pour s’habiller un peu ! Certes, il y a urgence… Son dressing est pire que le mien. Bon, il n’a pas requis ma compagnie mais comme je connais le loustic et sa fâcheuse tendance à acheter toujours les mêmes choses, j’ai préféré l’accompagner. Ben oui, l’homme a une réaction épidermique aux essayages en cabines. Alors s’il prend le même jean, la même chemise et tout et tout juste en plus neuf, ça lui évite cette corvée. Sauf que… toujours acheter la même chose depuis les années 80… je sais bien qu’on est en plein revival là, mais quand même. Faut pas pousser.

L’aventure commence donc à 8h15 ce matin. L’homme se lève. Bien que peu familier des habitudes des commerçants locaux, il décrète qu’il faut vite se préparer pour être en ville au plus tôt. Je lui précise que les magasins sont à 95% fermés avant 10h et qu’il est inutile de se presser, mais il ne m’écoute pas. Nous tournerons donc ½ heure à pieds à regarder les vitrines derrières les rideaux de fer avant de pouvoir investir les lieux… Mais je ne dis rien. Je le laisse constater par lui-même.

L’homme n’a que deux heures à consacrer à cette tâche exceptionnelle. Il faut donc que je sois très concentrée pour que nous ne repartions pas bredouilles ou presque, comme lors de sa dernière tentative en septembre dernier (comme quoi, ça fait moins d’un an finalement !).

Premier objectif, trouver un jean pour remplacer celui qui menace de craquer. Pour faire simple et rapide, direction la boutique Levis. Nous sommes seuls (évidemment, ils viennent tout juste d’ouvrir !) et le vendeur est bien sympathique. L’homme veut d’abord un 501. Sur les 7 coloris exposés, il choisit bien évidemment le plus clair, le plus « année 80 » qui soit. Je manque de m’étrangler. Mais le vendeur est dans mon camp. A force d’essayages de différents modèles suggérés par le vendeur, il reviendra sur sa décision et optera pour un bleu bien plus sombre et patiné. Ouf. Il choisira aussi un autre modèle plus sport (celui qui a la couture qui tourne). Je ne suis pas particulièrement fan au premier abord, mais voir le chéri avec enfin quelque chose de nouveau et de différent, ça fait un bien fou, alors finalement, je ne peux qu’aimer !

L’homme a aussi besoin de baskets. Je le dissuade de replonger dans les vans. Un peu trop « ado style nan ? ». Je l’oriente vers les converses. Il repartira en 5mn avec une paire grise qui ira parfaitement bien avec ses deux nouveaux jeans.

Bon, il y a aussi un besoin urgent de costume et chemises pour le boulot. Mais là, les choses se corsent. La seule chemise qui retiendra son attention n’existait plus dans sa taille et côté essayage, il commençait à avoir sa dose.Tant pis. Ce sera pour une prochaine fois. En attendant, aujourd’hui nous ne serons pas revenus les mains vides. Et c’est presque un exploit !!! (bon, OK, j’exagère un peu chéri, ça va, ça va, te fâche paaaaas !). Certes, 250 euros, en une seule fois pour trois articles alors qu'il me faut trois mois de shopping pour arriver au même résultat, heureusement que le chéri ne va pas en ville tous les samedis non plus, non mais !